Mardi 29 avril 2008
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Mardi 29 avril 2008

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Lundi 28 avril 2008

L'arrêt de nuit en camping-car n'est pas toujours facile à décider. En sachant rester discret, il est possible de stationner dans les endroits les plus insolites. Si cela peut aider quelques camping-caristes, voici les aires de service et les bons coins de stationnement, en France et à l’étranger, que nous avons fréquenté pour nos nuitées, mais également pour les vidanges et le remplissage des réservoirs. Nous ne donnerons aucun jugement personnel quant à leurs accessibilités (sauf cas exceptionnel), leurs services (payant ou gratuit)… Puisque, comme chacun sait, l'avis des uns n'est pas forcément l'opinion des autres.


Escapade camarguaise

Maussane-les-Alpilles (Bouches-du-Rhône)
Latitude : 43.72304844888595 - Longitude : 4.804211854934692
Poubelles en face, dans une rue. WC public et eau à côté de l’office de tourisme. Accès possible si la place de l’église n’est pas encombrée.

Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône)
Latitude : 43.384403735532054 - Longitude : 4.819221496582031
Poubelles sur place. Un point d’eau (robinet à poussoir). WC public au port de Carteau (3 kilomètres environ).

Salin-de-Giraud (Bouches-du-Rhône)
Latitude : 43.41228049221967 - Longitude : 4.73085880279541
Poubelles sur place. Vidanges et remplissage des réservoirs. Eau potable (150 litres) avec jeton à prendre en mairie (ou commerce local).

Gervans (Drôme)
Latitude : 45.10919568289622 - Longitude : 4.830358028411865
Poubelles sur place. Vidanges et remplissage des réservoirs. WC publique. Parking d’appoint à proximité si l’aire est complète.

Virée ardéchoise

Vogüé (Ardèche)
Latitude : 44.55177828432279 - Longitude : 4.41300630569458
WC publique au bas de la rue. A Vogüé-Gare, WC publique avec point d’eau.

Vallon-Pont-d'Arc (Arèche)
Latitude : 44.40518187602543 - Longitude : 4.3968915939331055
Poubelles sur place. Vidanges et remplissage des réservoirs. Stationnement gratuit la journée, 7 euros la nuit (lors de notre passage, personne n’est venue faire d’encaissement).

Aiguèze (Gard)
Latitude : 44.30516310004676 - Longitude : 4.552803039550781
Poubelles sur place.
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Dimanche 27 avril 2008



Camping-car sur l'aire de service de Salins-de-Giraud (Bouche-du-Rhône)

Rouleau compresseur près de l'aire de service de Vallon-Pont-d'Arc (Ardèche 

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Mercredi 16 avril 2008

Vendredi 11 avril 2008 : L’Ardèche n’est pas une inconnue pour nous puisque nous habitons à deux pas. Mais nous sommes loin de connaître toutes ses multiples facettes touristiques. Et bien quand même, sa nature est tellement différente selon les saisons qu’on ne s’en lasse pas. Mais en attendant de lever l’ancre, et l’expression n’est pas exagérée, puisque de fortes précipitations se sont abattues toute la nuit, nous patientons, attendons l'improbable accalmie qui nous ouvrirait la voie. Aucun espoir d’éclaircie ne déchire les nuages compacts et robustes. Nous décidons finalement de prendre la route vers le sud. Il pleut encore. En arrivant au Pouzin, la pluie cesse enfin, et le ciel se dégage.
Nous roulons cool, sans nous presser et dans les règles de l’art, respect du code de la route. C'est avant tout de la balade pour profiter pleinement de la nature environnante. Arrivés au Teil, nous prenons la N 102 et nous poussons notre route jusqu’à Aubenas, la capitale de l’Ardèche du sud mais également la porte du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche. Nous nous arrêtons sur la zone commerciale de Ponson Moulon, non pas pour passer la nuit, mais simplement pour récupérer un bidon étanche que nous avons commandé quelques jours auparavant. Cet accessoire, élément incontournable pour les canonistes pour transporter au sec leurs effets personnels, est bien pratique pour les camping-caristes qui souhaitent faire un brin de lessive sans pour autant charrier une machine à laver le linge. Finalement, notre halte est plus longue que prévue. Nous faisons deux pierres d’un coup en achetant des VTT à un prix attractif. Mais enfourner deux vélos dans une soute sans moyen pour les fixer correctement, c’est une autre paire de manche. Bref, c’est le système débrouille qui entre en jeu.
Nous quittons Aubenas par la D 104 pour prendre la D 579 à la hauteur de Saint-Etienne-de-Fontbellon. Après Saint-Sernin, un petit village au cœur du vignoble et des vergers, nous délaissons la départementale qui monte à Lanas (1), au profit de la route (D 579 a) qui descend au village d'en bas. Pas n'importe lequel, un de ceux qui vous attrapent avec l’envie d’y rester plus longtemps : Vogüé. Ce village médiéval est bâti en amphithéâtre dans la falaise au bord de la rivière Ardèche et est dominé par l’admirable château du XIIe siècle des seigneurs de Vogüé. Son pont de pierre qui enjambe la rivière a gardé son charme d'antan. Nous le franchissons pour aller sur l’autre rive, sans même se soucier à un seul moment si nous pouvons passer, tellement la rue principale nous semblait très peu large. Finalement, à main gauche, une rue en cul-de-sac nous permet de rejoindre la place publique accolée au cimetière communal.
En bas, la rivière Ardèche se la coule douce tandis que les falaises calcaires où se blottissent les maisons se mirent dans ses eaux. Tout cela nous invite à flâner dans ses ruelles étroites, toutes plus attrayantes les unes que les autres. Après cette ballade découverte, nous décidons de passer la nuit sur place.

Samedi 12 avril 2008 : Vogüé est un « village de caractère » et classé parmi « les plus beaux villages de France ». Bordant les vieilles ruelles pittoresques, les maisons sont pelotonnées au pied du château et épousent les courbes de la falaise. Autant dire que le paysage se prête à la flânerie et à l'évasion. Les baskets aux pieds, des couleurs plein la tête (le monde qui nous entoure est merveilleusement coloré), nous marchons vers Vogüé-Gare. Non pas pour faire du tourisme ferroviaire à bord du « Picasso », ce fameux autorail des années 1950, pour rejoindre le terminus de Saint-Jean-le-Centenier, mais simplement pour passer une agréable matinée d'été à se promener et profiter largement du soleil généreux.
En début d’après-midi, nous reprenons notre chemin en direction de Ruoms. Après un court arrêt pour visiter la vieille ville et ses remparts parfaitement conservés, nous continuons sur la départementale (D 579) avec comme décor le Rocher de Sampzon. S’il ne prétend pas remplacer les clochers des villages alentours, avec ses 449 mètres, il faut bien reconnaître que c’est un point de repère qui s’impose dans le paysage régional. En quelques tours de roues, nous arrivons à Vallon-Pont-d'Arc. Nous nous garons sur la place principale du village. Arrêt heureux, puisque nous apprenons par un plan qu’il existe une aire de service, chemin du Chastelas, à deux pas du centre. Le moins heureux, c’est d’avoir programmer le GPS pour s’y rendre commodément. Mal nous en pris, car il nous embarqua au travers des rues étroites alors qu’il suffisait de faire un petit détour par la Vieille Route du Pont d'Arc (D 390). Cela dit, notre camping-car trouva ses aises pour se faufiler sans encombre.
Vallon-Pont-d'Arc se situe aux portes de l'un des plus beaux sites touristiques de France : Les gorges de l'Ardèche. On comprend mieux la présence de nombreux commerces, restaurants et cafés terrasses. Ce n'est pas trop notre tasse de thé, mais ce jour-là, malgré un soleil radieux et une température estivale, la foule n’était pas au rendez-vous. Tant pis pour elle, tant mieux pour nous. C’est donc avec un grand plaisir que nous avons pu déambuler dans ses vieilles presque vides.

Dimanche 13 avril 2008 : Le Pont d’Arc, les Gorges de l’Ardèche, qui n’a jamais entendu parler de ces vestiges naturels, creusés et façonnés par l’eau, depuis des millions d’années. Avant 1960, aucune route ne parcourait les Gorges de l'Ardèche : La trentaine de kilomètres séparant le hameau de Chames, près du Pont d'Arc, et le hameau de Sauze, à Saint-Martin-d'Ardèche, n'était praticable qu'à pied. Depuis, pour notre plus grand bonheur, on peut suivre le cours de la rivière du côté nord par une route panoramique à travers la garrigue surplombant les gorges et leurs falaises. A la sortie de Vallon-Pont-d’Arc, après quelques virages et tunnels, nous découvrons un éperon rocheux percé par la rivière : Le Pont d’Arc. Point d’orgue du chef d’œuvre de dame nature, cette fameuse arche naturelle se présente comme une porte d'entrée naturelle du site des gorges. Et c’est vrai que le Pont d'Arc est tout autant une curiosité géologique extraordinaire qu'un signal visuel incontournable. La photo s'impose et les clichés sont rarement médiocres avec une telle merveille. Même le soleil est de la fête.
La route est bien aménagée avec de nombreux parkings à proximité des points de vue les plus impressionnants. Malgré tout, nous imaginons que cela doit être un peu la galère pour se garer en pleine saison. Chaque virage laisse découvrir un panorama époustouflant. Les paysages et les points de vue (dont les noms sont liés aux différents sites) se succèdent au dessus d’un vide parfois insondable, mais le plus beau est incontestablement le belvédère sur le Cirque de la Madeleine. Un point de vue vertigineux sur les gorges de l’Ardèche. Ici, la rivière n'a pas réussi à franchir la barrière rocheuse.
Comme il ne faut pas abuser des bonnes choses, nous amorçons la descente, moins pentue que la montée, vers Saint-Martin-d'Ardèche. Mieux vaut utiliser le frein moteur au maximum de ses capacités, et bien sûr, adapter sa conduite à la configuration de la route. Mais n’exagérons rien. Les virages s'enchaînent les uns derrière les autres, et on aimerait qu’ils ne finissent jamais, tellement la route est belle. A Saint-Martin-d'Ardèche, nous faisons une petite halte, juste le temps de trouver quelques informations pour trouver, dans les environs, un stationnement pour la nuit. Nous quittons le département de l’Ardèche en franchissant le pont suspendu. Nous entrons alors dans le département du Gard. Le passage de ce pont aurait pu tourner au cauchemar car aucun panneau de signalisation routière d'interdiction d'accès, quelque-soit le côté d’ailleurs, ne prévenait de la largeur maximum. La traversée de son tablier (3.30 mètres entre les poutres-garde-corps) n’a pas posé de problème particulier, si ce n’est une drôle d'impression de voir l’eau qui bouillonne loin en dessous. Le surplomb sur la rivière est une chose, mais la sortie du pont en est une autre. En effet, deux imposants plots de béton barrent la route. Impossible de faire marche arrière. Ça passe ou ça casse. Les rétroviseurs ne touchent pas, c’est donc que le reste du véhicule passe allégrement.
Ce pont est une image : Il marque physiquement le paysage. C’est aussi un symbole : Il saute d’un département à l’autre, d’une commune à l’autre. Et cette commune, c’est Aiguèze, un village médiéval perché sur son nid d’aigle. L’envie de chausser les baskets ne se fait pas attendre. Aiguèze est un petit coin de paradis. L’ancien chemin de ronde, entièrement crénelé, nous permet de découvrir une vue magnifique sur l'Ardèche. En toile de fond, on aperçoit l'impressionnant Mont Ventoux. Les tours, vestiges des fortifications, se dressent fièrement sur le piton rocheux au dessus du chemin de ronde. Les traces de constructions anciennes montrent qu’Aiguèze devait être inaccessible de ce côté. Notre promenade dans le village nous conduira vers l'église, sa placette, l'ancien hôpital et de superbes ruelles comme la Combe des Oiseaux, la ruelle du Moulin... Ce n’est pas sans raison que ce village s'est vu attribuer le label des « plus beaux villages de France », le premier du département du Gard. Son histoire se lit au rythme de nos pas. Arrivée à une singulière sculpture en bois, au sud du village, l’envie nous prend de continuer en bordure de la falaise abrupte jusqu’à Saint-Martin-d'Ardèche, histoire de retraverser son pont suspendu… Et de prendre un verre en terrasse, sur le quai des Pescadoux. Au retour, nous poursuivons notre visite d’Aiguèze. Sur la placette, ombragée de platanes centenaires, nous découvrons, dans l’angle d’un mur, la sculpture d'une tête en pierre surmontée d’une plaque. Rien d’extraordinaire en soit si ce n’est que cette plaque commémore le séjour putatif, entre 1706 et 1777, d’un certain Honoré Agrefoul, distillateur et inventeur de l'absinthe, plus connu de nos jours sous le nom de « pastis ».

Lundi 14 avril 2008 : La nuit a été particulièrement bruyante. Nous avons été réveillé à maintes reprises par le tonnerre et l’orage qui n’a pas cessé tout au long de la nuit. Tout à une fin, même les meilleures choses. Notre circuit de neuf jours en Camargue et en Ardèche méridionale se termine aujourd’hui.



1 - Lanas est notamment connu pour son petit cimetière où repose Henri Charrière dit « Papillon », dont a été tiré le film du même nom, avec Steve McQueen comme acteur.



Quelques photos souvenirs


Le Picasso des années 50

L'arche du Pont d'Arc

Le cirque de la Madeleine

L'Ardèche, du rocher d'Aiguèze

 

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Mardi 15 avril 2008

Samedi 5 avril 2008 : Après une petite semaine de nettoyage et de préparation du camping-car, le jour tant attendu de notre première sortie est arrivée. Cinquante-neuf kilomètres au compteur, on ne peut pas dire que nous avons bien roulé avec. C’est donc sous un ciel bleu que nous avons pris la route : Direction la Camargue. Un lieu que nous connaissons bien puis, en septembre dernière, nous avons passé une quinzaine de jours au Paradou, un charmant petit village situé entre les Baux-de-Provence et Maussane-les-Alpilles, au pied de la chaîne des Alpilles.
Nous quittons notre Drôme des Collines au son de musiques country, musiques d’ailleurs qu’on appréciera au fil des kilomètres, en non-stop, tant elles sont agréables et reposantes à écouter. Il faut dire que depuis quelques semaines, nous faisons partis d’un club de country. Une fois n’est pas coutume, nous empruntons le pont des Lônes (1), au sud de l’agglomération de Valence, pour rejoindre la RN 86. Une manière également d’admirer la montagne de Crussol sous un autre angle. Pour ceux qui l’ignore encore, cette montagne, qui s’avance comme un vaisseau de pierre dans le sillon rhodanien, est certainement l'un des sites majeurs de la côtière du Rhône du point de vue naturaliste. De plus, sa sentinelle, qui aurait abrité les amours clandestines de Bonaparte, notamment avec Adélaïde de Saint-Germain, est considérée, à juste titre, comme l'un des hauts-lieux du patrimoine ardéchois.
La route nationale 86 sera notre fil conducteur. Quelques jalons sur la route : Soyons et sa tour penchée ; Charmes-sur-Rhône, village chargé d'histoire et de tradition ; Beauchastel, au confluent de l'Eyrieux et du Rhône, qui fut un des greniers à sel du royaume ; la Voulte-sur-Rhône avec son vieux village caractéristique de l'époque gothique moyenâgeuse construit autour d’un rocher tel un escargot ; le Pouzin, où périt, en octobre 1574, le fils de Michel de Nostradamus pour avoir prédit que la ville, assiégée par les troupes royales, périrait par le feu ; Baix, une cité fortement marquée par le Rhône ; Cruas, qui depuis 1991 peut se vanter de posséder la plus grande peinture murale d'Europe (135 mètres de hauteur, surface 13 500 m2) sur l'un des 4 aéroréfrigérants de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse ; Meysse dont le village a la particularité de posséder une église avec un baptistère où l'on pratiquait le baptême par immersion (ce genre d'ouvrage religieux est assez rare en France) ; Rochemaure aux pieds des monts des Coirons et d'un ancien volcan : Le Chenavari. Lorsqu’on arrive, on ne peut qu’être frappé par la masse noire de l’immense dyke (remontée de lave dans une faille et mise à jour par l'érosion) qui s’étire au sommet de la pente dominant la rive droite du Rhône. C’est donc au pied de ce dyke où se situent, à quelques pas, les remparts du château fort, que nous avons pris notre premier repas dans notre camping-car.
Le beau temps est toujours de la partie. Le Teil, porte d'entrée de l'Ardèche Méridionale, ne nous laisse pas indifférent, tout au moins pour moi. Mon arrière-grand, et donc mon grand-père, demeura pendant quelques années. Il travaillait à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, communément désignée sous le sigle PLM. Viviers, capitale historique du Vivarais, Bourg-Saint-Andéol, porte d’entrée vers les Gorges de l’Ardèche au carrefour de quatre départements, que de monuments se cachent au cœur de ces deux cités. L’envie est là mais l’heure n’est pas à la visite. Nous poursuivons vers Saint-Just, puis Pont-Saint-Esprit, la petite ville tranquille qui, dans un environnement préservé, possède le plus ancien pont sur le Rhône (pont médiéval à 25 arches, construit de 1265 à 1309, et mesurant 919 mètres de long). Nous gardons la RN 86 jusqu’à Bagnols-sur-Cèze. Nous quittons la capitale du Gard rhodanien en prenant la N 580 jusqu’aux abords ouest de Villeneuve-lès-Avignon. Avignon est à deux pas mais nous restons sur la rive droite du Rhône en empruntant la route d’Aramon (D2). Elle nous permet de passer près de la centrale thermique de production d'électricité d’EDF et sa fameuse cheminée, l'une des plus hautes structures française. De plus, la route, en bordure du Rhône, est remarquable et agréable à rouler. La route touristique (D 9861) de Beaucaire nous amène près du cœur de la cité, sur le boulevard Maréchal Foch. Le pont franchissant le canal du Rhône à Sète nous permet de rejoindre le quai de la Paix (D 999) puis de passer le Rhône sur le pont de Beaucaire avec pour décor l'imposant château de Tarascon. Il n’est pas question de rentrer dans la ville, donc, au sortie du pont, nous tournons à droite sur la route d’Arles pour rejoindre le quai du Rhône. En quelques tours de roues, en passant par la zone portuaire, nous rejoignons le rond-point de la D 99, à la sortie du monumental pont à haubans de Tarascon-Beaucaire. La plaine s'étend étroite, riante, jusqu'aux Alpilles dentelées qui barrent l’horizon. Ces crêtes déchiquetées, de 300 à 400 mètres d'altitude, donnent l'illusion de véritables montagnes. La blancheur des sommets arides se découpant sur le ciel dans une atmosphère transparente fait songer à quelque paysage de Grèce. Nous rattrapons très vite l’extrémité occidentale de la chaîne des Alpilles, toujours par la route d’Arles. Aux abords de la chapelle romane Saint-Gabriel, nous poursuivons par la route de Fontvieille (D 33 a). Après avoir traversé le petit village du Paroudou, nous arrivons à notre destination, Maussanes-les-Alpilles, où nous nous garons pour la nuit, sur le vaste parking (250 places) jouxtant l'espace Agora Alpilles. Nous profitons des derniers rayons du soleil pour aller faire un tour au village, d'autant que nous sommes qu'à une rue du centre. Finalement, nous ne seront pas seuls à dormir sur cette place. Deux autres camping-cars viendront nous tenir compagnie…

Dimanche 6 avril 2008 : Maussanes a le charme de ces villages provençaux encore authentiques et, donc, nous profitons du soleil toujours présent pour flâner dans ses rues et faire quelques photos… Et diverses petites courses avant de rependre le volant en direction de Saint-Martin-de-Crau, véritable « ville à la campagne », qui s’épanouit au cœur de grands espaces entre Alpilles, Camargue et Crau. Malgré son charme, nous nous arrêtons pas. Nous prenons la D 24 jusqu'au Mas Thibert pour rattraper la D 35 qui descend d'Arles. Toujours au rythme de musiques country, nous côtoyons les premiers paysages camarguais, espaces sauvages où les manades de taureaux et de chevaux vivent en liberté. Bientôt, à l’est, des silhouettes d’arbres à hélice, alignés le long du canal de Barcarin, sur des terrains du Port autonome de Marseille, se profilent. C’est le parc éolien de Port-Saint-Louis. Il est composé de 25 éoliennes, de 75 mètres de hauteur, alignées le long du canal du Rhône à Fos-sur-Mer sur un linaire de plus de 5 kilomètres.
Quelques kilomètres plus loin, nous entrons à Port-Saint-Louis-du-Rhône, ville dite « du bout du Monde », à l'embouchure du Grand Rhône. Nous rejoignons la tour Saint-Louis (un ancien poste de surveillance du fleuve fondée en 1737) qui abrite désormais l’office de tourisme et, après avoir passé l’imposant pont-levis, l’aire de stationnement situé près du port de pêche, en bordure du canal Saint-Louis.
Le soleil est toujours au rendez-vous mais la température a baissé de plusieurs degrés et « il souffle un mistral à décorner les taureaux de Camargue » (E boufo un mistralas a desbana tóuti li bióu de la Camargo). Cela ne nous empêche pas de chausser les baskets et partir pour plusieurs kilomètres. Tout naturellement, nous marchons vers la plage de Carteau réputée pour un sport de traction qui se pratique sur l'eau : Le kitesurf. C’est également un des hauts lieux méditerranéens de production de coquillages, dont les fameuses moules de Carteau servies dans la plupart des restaurants de la Côte d’Azur. La plage est collée à d’anciennes cabanes de pêcheurs très souvent réaménagées en bungalows de vacances. C’est un petit paradis pour les pêcheurs amateurs à pied, qui recherchent en grattant dans le sable limoneux coques, palourdes et clovis. Les cabanons qui marquent le paysage de l'anse de Carteau sont l’occasion de prendre quelques photographies pour mémoriser cet instant furtif.

Lundi 7 avril 2008 : Aujourd'hui, la grisaille est au rendez-vous. Le vent souffle toujours aussi fort et le changement de température est très brusque. De 21° C à 5° C en deux jours. Nous reprenons la route en direction du petit village de Salins-de-Giraud. Nous rallions donc le bac de Bacarin. Le Grand Rhône est là… Tout aussi majestueux qu'à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Nous avons à peine le temps d'admirer les reflets argentés qui dansent sur le fleuve Dieu. La traversée (4,50 euros) est courte (430 mètres). Cinq minutes, guère plus, et nous voilà déjà sur la rive droite du Rhône. L'accès à l'aire de service est des plus aisé. Il suffit de suivre le fléchage qui y conduit.
Le temps ne nous invite pas vraiment à sortir mais nous prenons le risque de prendre une radée… Qui, finalement, ne tombera pas. Salins-de-Giraud, qui dépend encore de la commune d'Arles, distante de 38 kilomètres, peut sembler froid de prime abord, notamment ses maisons ouvrières de briques roses, qui rappelle les cités ouvrières et les corons d'autres régions de France. Mais en fait, il en est rien. Tout est question de perception. Avant de retourner sur nos pas, nous passons à l’Office du Tourisme prendre la documentation sur le village, les alentours...

Mardi 8 avril 2008 : Le temps ne s’est pas amélioré, il pleuviote toujours. Peu importe. Nous décidons de marcher un peu. Malgré le vent frisquet qui souffle, et après avoir traversé le village par le sud, nos pas nous amènent à une éminence chauve, couronnée de végétations saupoudrées de poussière blanchâtre, d'où l'on jouit d'une vue panoramique sur l'ensemble du salin (2). Elle est aménagée près d’une longue colline de sel blanc qui s'élève sur le gris du ciel bouchant presque l'horizon. Cette énorme congère neigeuse serait presque immaculée sans les quelques traces d'impuretés qui la souillent par endroits. Nous délaissons l’asphalte qui nous a permis d’atteindre ce belvédère incontournable, mais aussi approcher les abords de ce haut lieu de saliculture camarguaise, pour rejoindre le remblai artificiel du Rhône. Ici, le décor est tout autre. Nous basculons dans l'univers rhodanien même si le relief du bord du Rhône se limite à une digue qui borde le fleuve. La frondaison est bien avancée et c’est un paysage vert qui s’étend sous les yeux. On regrette presque de n'avoir pas pris ce chemin à l’aller, tellement les lieux sont magiques. Plus loin, les vestiges de la plateforme du bac à voie normale, qui prenait les wagons pleins de sel pour les emmener de l'autre coté du Rhône sur Fos d'où ils étaient expédiés, nous indiquent que le bac de Bacarin n’est plus très loin.

Mercredi 9 avril 2008 : Premier désagrément du voyage. Au moment de quitter l’aire de service, le moteur reste muet. Nous imaginons le pire mais très vite nous pensons que la batterie du porteur est totalement déchargée. Agaçant, sans être catastrophique. Mais que faire ? Heureusement, l’aire est accolée à la caserne des sapeurs-pompiers et grâce à une aide précieuse de leur part, nous avons pu nous tirer d’une situation embarrassante. Le problème réglé, nous partons pour Saint-Gilles, généralement appelée officieusement Saint-Gilles-du-Gard, en suivant la petite route (D 36 b) bordant l’étang de Vaccarès. De rares affûts surélevés nous tendent les bras pour observer les oiseaux en Camargue mais nous préférons rouler pour charger les batteries. Nous entrevoyons toutefois quelques flamands roses, des paysages habités de taureaux, mais c’est tout. Il est vrai que ce vaste étang, à cause des immenses roselières qui le bordent, n'offre guère de points d'observation et génère un sentiment de frustration chez le naturaliste découvrant le site pour la première fois. A Saint-Gilles, nous nous garons sur le quai du canal. Notre arrêt est de courte durée car les témoins du niveau de charge des batteries moteur et cellule clignotent sans raison apparente sur le tableau de commande. Fort de notre expérience du matin, nous reprenons donc le volant pour rejoindre un membre de ma famille résidant à Mudaison, un petit village à moins de 15 kilomètres du centre historique montpelliérain.

Jeudi 10 avril 2008 : Le temps n’est pas de la partie ce matin. Un petit crachat se manifeste et le ciel est bien nuageux. Malgré un branchement sur le secteur pendant toute la nuit, les batteries présentent toujours le même problème. Nous tentons de trouver le pourquoi de la chose en téléphonant à notre concessionnaire, mais en vain. Dans la foulée, nous décidons de régler le problème directement avec un technicien. De toute façon, compte tenu du temps pluvieux, nous n’avons guère le choix de faire autrement. Néanmoins, et bizarrement, plus nous remontons la vallée du Rhône, plus le temps s'améliore. Et c’est sous un soleil radieux que nous sommes arrivés à Tain-l’Hermitage.
Quelques contrôles et mesures ont suffit au technicien à identifier l’origine du problème : Une cosse mal serrée sur la batterie moteur. Nous avons un peu les boules, d’autant que le véhicule est neuf. Pas de chance pour nous, mais on ne se démoralise pas pour autant. Compte tenu de l’heure tardive, et comme il n’était pas question de rentrer au bercaille, nous optons d’emblée de rester sur place. Et plus exactement à l’aire de service de Gervans, un joli village au pied d'un vieux vignoble en coteau réhabilité, au nord de Tain-l’Hermitage. Rien ne vaut une visite à pieds pour apprécier ce lieu, même si celui-ci ne nous est pas inconnu. Malheureusement, notre promenade sera écourtée par quelques grosses gouttes de pluie qui tambourinaient sur le sol, présageant d'une forte averse. Effectivement, nous essuyons un bel orage qui nous confine dans le camping-car. Mais cela n'entame pas notre moral, ni notre excitation de repartir demain pour l’Ardèche.

Notes personnelles : Pour notre première sortie en camping-car, malgré une météo peu clémente, tout était parfait. Toujours une super ambiance et des camping-caristes agréables et toujours disponibles. Comme dans d’autres formes d’activités de loisirs, ils y a les irréductibles, les sans-gênes. On fait avec… Avec la ferme intention de ne pas devenir comme eux. Un coup de chapeau, au passage, aux sapeurs-pompiers de Salins-de-Giraud qui n’ont pas hésités à prendre quelques instants pour nous dépanner. Une connaissance de la région, et une petite préparation avant le départ, nous a permis de passer d’agréables moments. Que ce soit les points de stationnement, de remplissage ou de vidange, que les bons coins à découvrir et à visiter, pour passer des vacances printanières à la portée de nos souhaits, et reposantes, sans pour autant renoncer au confort, en tout cas, cette première pratique a été très positive. En conclusion, sillonner les routes en camping-car, c’est faire une tout autre expérience du voyage et, la cerise sur le gâteau, on a toujours tout ce qu'il faut avec soi et on reste là où l'on se plaît. Petite précision complémentaire : Concernant nos haltes nocturnes, et plus particulièrement les bons coins pour stationner ou les aires adaptées aux camping-cars, sans oublier les points de vidange ou de remplissage, nous resterons discrets. Ce qui existe aujourd’hui n'est pas forcément la réalité de demain. Pour preuve, l’aire de Port-Saint-Louis-du-Rhône, pourtant référencée dans plusieurs guides récents, encore en service il y a quelques mois, mais qui a disparu de la carte, comme certainement bien d'autres, victime de camping-cars « ventouses ».



1 - Attendu depuis 30 ans et après 3 ans de travaux et 50 millions d’euros d’investissement, ce nouvel ouvrage long de 526 mètres permet aux voitures, piétons et cyclistes de franchir le fleuve Rhône à plus de 20 mètres au dessus. Il a été inauguré dans le courant du mois de décembre 2004.
2 - Bastion de l’activité industrielle la plus florissante et la plus représentative de la Camargue, les salines de Salins-de-Giraud s’étendent aujourd’hui sur 11 000 hectares et produisent chaque année près de 900 000 tonnes de sel. Elles font parti d’un des plus importants groupes saliniers d’Europe.



Quelques photos souvenirs

Maussane-les-Alpilles

Un brin de Camargue... Vers Port-Saint-Louis-du-Rhône

L'univers rhodanien à Salins-de-Giraud

Histoire d'une cosse mal serrée
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Vendredi 28 mars 2008

Nuit agitée, pas de profond sommeil, serait-ce notre soirée avec des passionnés de musique Country et de folklore américain qui nous aurait perturbé à ce point ? Sans doute, mais aujourd'hui est un grand jour... Celui de la réception de notre camping-car. Six mois d’attente, ce n’est pas rien. Donc, levée de bonne heure, 6 heures 30 pour être précis… Pour aller gaiement à la gare prendre un train à 9 heures 07. Pour la petite histoire, nous avons payé 9 € 60 pour deux tickets d’un aller simple de 25 km. Au vu du bénéfice record (930 millions d'euros) dégagé en 2007 par la SNCF, on ne peut guère s’étonner que ces places soient si chères. Bref, on ne va pleurer quelques euros. Jusqu’à la sortie, en gare d’arrivée, à 9 heures 25, nous avons pu apprécier, sous un autre angle, le paysage rhodanien du nord de la Drôme. Malgré tout, nous préférons notre route Nationale 7. A ce propos, si vous voulez en savoir davantage sur cette célèbre route, qui reste dans tous les esprits comme la route la plus mythique de France, nous vous invitons à visiter un site passionnant : nationale7.com.
Réception et contrôles personnels, papiers, gros chèque… L'impatience commence à monter, doucement mais sûrement. Finalement, à 11 heures 45, le premier coup de clé est donné. Nous rentrons au bercail au volant de notre nouvelle acquisition, sous une température des plus clémente, heureux comme deux gosses tous excités par ce jouet de taille imposante. Trente minutes plus tard, nous arrivons à bon port sans encombre.
Le reste de la journée, nous passons notre temps à vérifier les moindres recoins, histoire de traquer les défauts. Au final, quelques imperfections ou malfaçons sont constatées. Elles sont peu importantes et devraient être remédiées, nous l’espérons bien, par la garantie constructeur.

Par Le drômois - Publié dans : La maison qui roule
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Mardi 12 février 2008

Printemps 2008 : Le désert des Bardeñas Reales en Navarre, coincé entre Pampelune et Saragosse, entre le rio Aragon et le rio Ebro. Un monde magique et étrange, fait de paysages lunaires et sauvages, dans une région sèche, aride, chaude et inhabitée, qui se trouve à deux pas de la frontière française.
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Automne 2008 : Escapade marocaine de plusieurs semaines, et particulièrement la région de Sous-Massa-Drâa avec une pointe à M'Hamid dans la province de Zagora, une grosse bourgade, surnommée « porte du désert ». Et bien d'autres lieux...

Par Le drômois - Publié dans : Nos projets d'escapades
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Mardi 12 février 2008

Qui n’a pas rêvé, un jour, de posséder son camping-car pour partir voyager et explorer des endroits qui nous seraient restés inaccessibles autrement ? Partir… rouler quand on veut et s’arrêter où on veut, ou presque, avec toujours cette sensation de liberté procurée par le changement de paysages chaque jour. Mais la réalité est autre : Boulot, dodo… Le rêve reste au pays des rêves. Et puis tout bascule. La retraite sonne à votre porte. Vous ouvrez, et vous pensez bien, après 42 ans de boulot et de cotisation, on ne va pas faire la fine bouche. Avoir le droit de décrocher, de profiter d’un repos, et d’une pension, pour se livrer enfin aux activités de son choix, sans être recalé par la loi Fillon, on signe les yeux fermés. Si certaines personnes se posent la question « Que faire pour préparer sa retraite ? », eh bien, pour notre part, ce ne fut pas le cas, loin de là. Le vieux rêve refait surface. La curiosité s'est transformée en rêve. Et le rêve est devenu réalité…
La curiosité s'est transformée en rêve. Et le rêve est devenu réalité… Nous avons craqué le 18 octobre 2007 après, il faut le dire, bien des hésitations. On n’achète pas un camping-car comme une baguette de pain. Nous avons profité d’une exposition « Portes Ouvertes » afin de bénéficier d’un pack d’accessoires pour la modique somme d’un euro. Nous savons pertinemment qu’il n’y a rien de gratuit : toute chose qui a un coût doit se financer quelque part. Mais chacun trouve toujours son intérêt de quelque manière dans ce qu’il fait.
Finalement, en tenant compte de nos exigences, notre choix s’est porté sur le modèle Genesis 34 de la marque Challenger, sur porteur Ford Transit d’une puissance moteur de 140 ch. au lieu d’un 130 ch., initialement proposé. En option, nous avons pris la climatisation de la cabine de conduite. Partir vers le sud, notamment au Maroc, ne pouvait se concevoir autrement. Le cadeau de la maison, négocié sans problème à la signature du bon de commande, une porte d’entée avec moustiquaire montée en usine. 
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Par Le drômois - Publié dans : La maison qui roule
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Mardi 12 février 2008

Selon un ancien proverbe chinois, il vaut mieux allumer une bougie que maudire l'obscurité. Il est vrai que sans lumière, il n'y a pas de photographies, puisqu’écrire avec la lumière ou écrire la lumière a bien été de tout temps le principal propos des photographes. D’ailleurs Léonard Misonne, qui aimait la lumière du matin, et la photographiait à contre-jour, avait bien raison de dire que seule la lumière fait apparaître les objets et leurs couleurs : Le sujet n'est rien, la lumière est tout...
Peindre, dessiner ou écrire avec la lumière, n’est pas à la portée de tout le monde, même avec l'appareil photo le plus sophistiqué, muni des optiques les meilleures du marché. Qu’importe, la photographie n'est-elle pas avant tout un loisir, quelque chose qu'on crée pour se faire plaisir et partager avec les autres ? Le tout est de s'amuser et d'aimer ce qu'on fait. Et puis, les plus belles photos sont toujours celles que l'on ne cherche pas à réussir. Il faut juste se dire que ce sont tout simplement des moments de vision saisis sur le vif pour enraciner des souvenirs dans notre mémoire. Souvenirs d’un lieu magnifique, d'un passé récent, d’une circonstance unique, d’un monde réel… Pour donner un sens, son sens, à la photographie.

En toute simplicité
Ouvrez ma boîte à images et découvrez mon univers fait d'un patchwork de photos prises au fil du temps… Au fil de nos errances en camping-car. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse, disait le poète Alfred de Musset. Cette expression qui a traversé les siècles s'accorde très bien à la question du matériel car, après tout, peu importe avec quoi et comment j'ai pu capturer mes images, pourvu qu'elles vous parlent, vous interpellent ou vous plaisent, tout simplement.

Par Le drômois - Publié dans : Ma boîte à images
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